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Articles de presse:


Article de Nathalie Boutiaux publié dans « Vers l’Avenir » en février 2024





Article de Jacques Henrard publié en mai 2002 lors d’une exposition à la Tannerie de Huy


« Quatre attachantes artistes inaugurent ce qui pourrait devenir un saisissant haut-lieu de l'art à Huy. Une exposition à visiter les 11 et 12 mai.

QU'IRONS-NOUS voir à «  La Tannerie  », si nous sommes sensibles à tout ce qui touche à l'art  ? Tout d'abord et sans conteste la tannerie elle-même, une bâtisse vieille de trois siècles, aménagée avec toute l'ingéniosité qu'on peut attendre d'un architecte épris d'art. C'est en effet le propriétaire des lieux, Patrick Bribosia, qui a fait de cet immense bâtiment à l'abandon un lieu superbe d'habitation et, ponctuellement, d'exposition.

Comme on s'en doute, il a tenu à lui garder tout son cachet d'origine, conservant par exemple les cuves géantes où les poissons rouges, quelquefois, ont pris le relais des peaux en voie de traitement. Trois niveaux s'étagent jusqu'aux impressionnantes solives de la toiture. Pour donner vie à ce cadre démesuré, en ce qui peut passer pour une inauguration, ce n'est pas trop des oeuvres de quatre artistes à l'inspiration généreuse et visiblement sincère.

Le chant des profondeurs

Ce qui nous intéresse surtout, dans les acryliques, pastels ou aquarelles de Géraldine Delfosse, ce sont les figures féminines. À travers leur inquiétante présence, les hypertrophies expressives de leur corps, un message transparaît, qui ne peut être gratuit. «  Mon histoire passe dans mes tableaux, nous dit l'artiste. J'exprime la femme qui prend sa place en tant qu'être pensant.  »

«  J'aime jouer avec les limites  », nous explique-t-elle aussi. Le graphisme sauvage, en effet, répugne à une précision qui enfermerait êtres et choses dans leur trop stricte définition. Une redoutable ambiguïté les habite. Dans l'inconscient d'où ils émergent, on devine les combats qui ont dû se livrer. Lagopède et spécialiste dans les troubles de la psychomotricité, Géraldine Delfosse a l'habitude de déchiffrer les conflits profonds avant de tenter d'y porter remède. 

Ce sont aussi les conflits jaillis du plus profond de soi qu'expriment les oeuvres de la Tihangeoise Marianne Thioux. Elle se garde donc bien d'entamer un tableau avec un projet précis. Comme nombre d'artistes contemporains, elle fait confiance aveugle à l'instinct qui se charge d'explorer l'inconscient, avide d'en extraire les messages les plus urgents.

«  Je pars d'une émotion, dit-elle, puis je laisse venir.  »

Elle commence son tableau par un fond dont elle ignore ce qui peut sortir. C'est de ses différences de densité que le sujet va surgir et s'imposer. Dans presque toutes ses oeuvres, de grands coups de clarté ont raison de l'obscur. Des mains plaquées nous interpellent, porteuses de colère, de désarroi ou d'appel au secours. Marianne Thioux ne cache pas que la peinture est pour elle une thérapie… »

Jacques HENRARD




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Exposition collective « The News artists »

 à Namur du 19 au 21 janvier 2024









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